Comment reconnaître les pleurs de son bébé ?

Devenir parent, c’est à la fois merveilleux et angoissant.

Du jour au lendemain, vous vous retrouvez responsable de ce petit être fragile qui n’a de cesse de vous solliciter et ce n’est pas toujours évident de décrypter ses pleurs.

Alors c’est parti, parlons de ces larmes, ces cris qui nous préoccupent tant.

 

    1. Une question d’âge et de caractère

On dit que les bébés pleurent 2 heures par jour en moyenne.

Selon les recherches, les bébés pleurent beaucoup durant leurs trois premiers mois de vie suivant un certain modèle, la courbe des pleurs :

    • Vers 2 à 3 semaines : le bébé commence à pleurer plus ;

    • Vers 6 à 8 semaines : La courbe est à son sommet, pleurs excessifs ;

    • Puis les pleurs diminuent jusqu’à l’âge de 12 semaines.

Evidemment, ce modèle est très théorique et ne colle pas exactement au comportement de tous les petits.

Quelques bébés pleurent plus que d’autres. Il peut s’agir d’une question de tempérament : certains sont calmes, d’autres plus nerveux. Mais un bébé peut aussi être malade, avoir des difficultés à s’endormir, une mauvaise digestion, etc.

    2. Son moyen de communication

Tous les bébés pleurent et c’est parfaitement normal. C’est un moyen de communication.

Ne doutez pas de vos compétences parentales car ce n’est pas de votre faute.

Ne vous énervez pas, votre enfant à besoin de vous. Et puis, il grandira et ça va passer.

Quand il pleure, votre bébé a quelque chose à dire. Prenez-le dans vos bras et essayez de détecter son problème en passant en revue les points suivants.

    3. Origines de ses pleurs

    • Les pleurs de faim

En dessous de 3 mois, le premier réflexe sera de vérifier qu’il n'ait pas faim en lui proposant le sein ou le biberon.

Les pleurs de faim sont généralement très intenses et criards mais brefs : ils s’arrêtent dès que le petit se met à boire.

En effet, ce petit goulu aurait besoin d’un biberon ou d’une tétée toutes les trois heures jusqu’à 3 mois. S’il pleure encore après avoir bu, il a peut-être encore faim ou il a un autre problème.

Après 3 mois, son petit estomac peut se contenter de 5 repas par jour. Pensez aussi, à cet âge, à lui donner régulièrement de l’eau et à introduire l’alimentation solide afin de le rassasier et de lui apporter tous les nutriments nécessaires à sa croissance.

    • Besoin de succion

Attention à ne pas suralimenter votre bébé en le nourrissant à chaque grimace. 

Vous pensez qu’il veut boire ? 

Il a peut-être tout simplement envie de sucer. C’est un besoin naturel chez l’enfant.

Certains suceront un doigt, un doudou ou une sucette. Cette habitude va les calmer, les satisfaire et leur permettra de trouver le sommeil.

    • La fatigue

Beaucoup de tout-petits ont tendance à pleurnicher avant de s’endormir.

Ces pleurs sont longs et plaintifs.

Vous pouvez l’aider à s’endormir en lui donnant sa sucette ou en le berçant un peu dans vos bras.

Certains bébés s’endorment juste après leur tétée ou biberon alors que d’autres adorent s’endormir dans le porte-bébé, en voiture ou en poussette.

S’il arrive à trouver son sommeil seul dans son lit, c’est une bonne habitude qui vous facilitera la vie par la suite. Mais si ce n’est pas le cas, inutile de le laisser pleurer seul pendant des heures.

    • La couche sale

En un seul coup d'œil, vérifiez que la couche est propre. 

Si elle est crottée, il faut la changer immédiatement en essuyant puis en la lavant à l’eau claire plutôt qu’avec des lingettes qui irritent la peau.

Bébé est un gros buveur, donc sa couche se gonfle en un rien de temps. Il faudra la changer toutes les 2-3 h par mesure d’hygiène.

Si ses petites fesses sont rouges, vous pouvez utiliser du liniment oléocalcaire qui est naturel et très efficace à ce sujet.

Veillez aussi à habiller votre enfant comme vous, en fonction de la température. Il a peut-être trop chaud ou froid. Ou bien serait-ce une étiquette qui lui chatouille la nuque ?

    • Les coliques

Les mystérieuses coliques correspondent à des crises de pleurs intenses qui durent au moins 3 h par 24 h, au moins 3 jours sur 7 pendant au moins une semaine.

20 % des bébés de moins de 6 mois seraient touchés, les bébés allaités un peu moins.

Lors de ces crises, le bébé peut :

    • Devenir rouge et crispé ;

    • Serrer les poings ;

    • Arquer le dos ;

    • Se plier ou se tordre ;

    • Émettre des gaz ;

    • Raidir ses jambes et son ventre.

    • Les demandes d’attention, d’amour et de câlins

Votre petit est un être social qui a un besoin inconditionnel d’amour et d’attention. N’hésitez jamais à le prendre dans vos bras, à l’embrasser, lui parler ou le toucher.

    • Les pleurs de douleurs (maladie, blessure, etc.)

Si tous ses besoins physiologiques (faim, sommeil, propreté, attention) sont comblés et qu’il continue de pleurer (surtout la nuit alors qu’il devrait dormir), il est peut-être malade.

S’il a de la fièvre, respire mal ou a le nez qui coule, c’est évident. Par contre, les otites, les angines et certaines blessures sont plus difficiles à détecter. En cas de doute, consultez immédiatement votre pédiatre.

    • Libérer ses émotions

Comme nous, les enfants ont besoin à un moment de libérer leurs émotions négatives par quelques pleurs et cris. Cela arrive notamment aux bébés gardés en crèche ou chez une nounou qui sont très calmes là-bas mais explosent littéralement quand ils reviennent à la maison devant leurs parents.

    4. Quelques techniques pour calmer un bébé qui pleure

    • L’emmener en promenade en poussette ou en voiture ;

    • Lui donner un bain ;

    • Le prendre dans ses bras pour le cajoler, lui parler ou lui chanter une chanson ;

    • Le mettre dans les bras de quelqu’un d’autre : papa, mamie, la voisine, etc. car les petits aiment observer la nouveauté ;

    • Le porter en écharpe ou porte-bébé ;

    • Lui donner sa sucette ;

    • Faire du peau à peau avec lui ;

    • Lui faire un massage  ;

    • L’emmailloter ;

    • Le coucher à plat ventre sur votre avant-bras ;

    • Le prendre dans vos bras en repliant ses jambes, en le tenant dans le dos et sous les pieds.

    5. Peut-on laisser pleurer bébé ?

Le cerveau de bébé est trop immature pour vous manipuler. Il ne fait pas de caprices quoi qu’en dise votre entourage.

Dans la mesure du possible, essayez de ne pas le laisser pleurer longtemps. En vous occupant de lui, vous poserez les bases d’une relation saine et affectueuse.

De plus, cela pourrait avoir des conséquences néfastes sur sa santé : stress, augmentation de la fréquence cardiaque et pression sanguine.

    6. J’en ai marre de l’entendre pleurer

C’est psychologiquement et physiquement usant d’autant plus qu’on se sent souvent démunis.

Pourtant, ne perdez pas contrôle.

Ne secouez et ne maltraitez jamais un bébé physiquement : vous pourriez lui provoquer des lésions irréversibles au cerveau et même le tuer.

Si vous vous sentez dépassé par la situation, demandez immédiatement l’aide d’un proche, même par téléphone. 

Posez le bébé en sécurité dans son lit et allez vous rafraîchir le visage ou allez respirer dehors 5 min.

Attendez d’être calme avant de le reprendre dans vos bras.

Relativisez et gardez le moral : vous avez fait tout ce qu’il fallait pour le calmer. Ce n’est que le début de votre vie commune. Imaginez toutes les belles choses que vous ferez ensemble quand il grandira.